2008

10/12

Didier Eribon

"L'enfant dissident: Les cadres politiques de la subjectivité"

Eribon

Résumé

Penser son passé individuel, c’est non seulement le réinterpréter, mais aussi le constituer comme tel, à partir des catégories de perception que nous offrent les mouvements politiques contemporains. L’enfant que chacun de nous a été, c’est l’enfant qui est créé par le regard que nous portons aujourd’hui sur le moment de notre socialisation et de notre apprentissage du monde et de ses hiérarchies. L’enfant gay ou « queer » est produit par les schèmes de pensée qui construisent le monde dans les termes de la sexualité, du genre, de la norme et de l’a-normalité. La quasi-disparition du marxisme dans le paysage culturel a fait passer au second plan les enfances de classe et les identités de classe. Et pourtant, les classes sociales continuent d’exister. Et si le passé est un effet performatif des discours actuels, peut-on imaginer de multiplier les perspectives, au lieu de les opposer les unes aux autres et d’avoir à choisir l’une contre l’autre ?

 

Bio/Bibliographie

Didier Eribon est philosophe. Il est l’auteur d’une célèbre biographie de Michel Foucault (Flammarion, 1989) et de nombreux autres ouvrages, parmi lesquels Réflexions sur la question gay (Fayard, 1999), Une morale du minoritaire. Variations sur un thème de Jean Genet (Fayard, 2001), Hérésies. Essais sur la théorie de la sexualité (Fayard, 2003), Echapper à la psychanalyse (Leo Scheer, 2005), D’une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française (Leo Scheer, 2007), Contre l’égalité et autres chroniques (Cartouche, 2008). 


05/11

Jennifer Cole
(University of Chicago)

« Lasa Modely: How young women learn to negotiate the sexual economy in Madagascar  »

Mercredi 5 novembre, 16 h

Cole

Résumé

Since economic liberalization and the 'opening up' of Madagascar in the 1990s, increasing numbers of young women have sought to use the sexual economy as a route to social mobility. Although many young women hope to forge relationships with wealthy Malagasy, ideally they seek to build relationships with Europeans. Only a lucky few manage to do so. This paper examines the social construction, distribution and transmission of knowledge about the sexual economy among young women in Tamatave. It further draws comparisons between conceptions of knowledge embedded in women's everyday practices of seduction and the kinds of knowledge and opportunities created through schooling.

 

Bio/Bibliographie

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23/10 - 25/10

« Hétérotopies sexuelles : Formes et pratiques du désir d’ailleurs »

Colloque international

Jeudi 23 octobre – Vendredi 24 octobre – Samedi 25 octobre

Affiche

HSDA Affiche

Programme

HSDA Programme 1HSDA Programme 2

 

Résumé des communications

Résumé 1  Résumé 2 

 Résumé 3  Résumé 4

  Résumé 5  Résumé 6

Résumé 7  Résumé 8  

Résumé 9  Résumé 10

  Résumé 11  Résumé 12

Résumé 13  Résumé 14 

 Résumé 15  Résumé 16

  Résumé 17  Résumé 18

Résumé 19  Résumé 20 

 Résumé 21


15/10

Cynthie Marchal
(FNRS/ULB)

"« Je le savais bien ! » : le rôle des attentes stéréotypiques de genre sur la mémoire rétrospective d’une agression sexuelle"

Marchal

 

Résumé

Comment les témoins interprètent-ils, se rappellent-ils et communiquent-ils un harcèlement sexuel (HS) en fonction des informations qu’ils ont en leur possession et du genre des personnes impliquées dans le HS ? Si les précédentes recherches sur le HS ont pu dégager bon nombre de paramètres individuels, organisationnels et environnementaux de ce phénomène social en recrudescence, peu d’entre elles se sont consacrées aux processus et dynamiques de groupes qui pourraient expliquer l’absence de réaction de témoins, voire les harcèlements qui deviennent collectifs. Certaines études ont ainsi montré que les personnes informées d’une agression sexuelle (AS) surestiment sa prédictibilité et en arrivent même souvent à blâmer la victime (Carli, 1999). Selon plusieurs recherches, ce biais de rétrospection (BR) diminue si les individus sont incapables d’expliquer l’AS (Pezzo, 2003). Dans la lignée des études sur les stéréotypes sociaux, nous suggérons que le BR est plus fort quand les témoins ont à expliquer une agression cohérente plutôt qu’incohérente avec le stéréotype. Plus spécifiquement, nous examinerons comment les attentes stéréotypiques liées aux genres des agresseurs sexuels (typiquement masculins) et victimes (typiquement féminines) affectent le BR et le blâme chez des témoins féminins. Nous discuterons les résultats et des implications de cette étude en relation avec plusieurs recherches récentes en cognition et communication sociale.

 

Bio/Bibliographie

Cynthie Marchal est doctorante (aspirante F.R.S-FNRS), dans l’Unité de Psychologie Sociale, à l’Université Libre de Bruxelles. Ses recherches portent sur les facteurs psychosociaux impliqués dans la formation et le maintien de la mémoire rétrospective. Plus précisément, ses travaux ont pour objectif de déterminer les facteurs cognitifs, communicationnels, sociaux et motivationnels qui affectent la perception des agressions sexuelles au travail et les jugements de responsabilité des acteurs impliqués. 


22/09

Ruwen Ogien
(CNRS)

"Qu'est-ce qui ne va pas dans la critique philosophique et politique de la pornographie?"

Ogien

 

Résumé

Il est difficile de nier qu’il existe, dans les sociétés dites « occidentales » unecertaine forme de libéralisation de la diffusion des représentations sexuelles explicites visuelles ou écritesdites «pornographiques » via Internet entre autres, même si elle reste limitée par des régimes de contrôle spécifiques comme le classement X des films, l’interdiction d’affichage ou de vente aux mineurs de certains ouvragesou le cryptage sur les chaînes télévisées. Il est aussi difficile de nier que cette libéralisation subit aujourd’hui toutes sortes de critiques philosophiques et politiquesau nom des torts causés aux femmes ou à la jeunesse.Je proposerai quelques objections normatives et factuelles à ces critiques de la  pornographie. Je proposerai aussi des raisons de contester la validité éthique des régimes de contrôle spécifiques.

 

Bio/Bibliographie

Ruwen Ogien est directeur de recherches au CNRS. Il s’occupe principalement de philosophie morale et de philosophie des sciences sociales. Il a publié notamment : Les causes et les raisons. Philosophie analytique et sciences humaines, Jacqueline Chambon, 1995 ; Le rasoir de Kant et autres essais de philosophie pratique, L’éclat 2003 ; Penser la pornographie, PUF, 2003, 2ème édition revue et corrigée, PUF,  2008 ; La panique morale, Grasset, 2004 ; La morale a-t-elle un avenir ? Pleins Feux, 2006 ; L’éthique aujourd’huiMaximalistes et minimalistes, Gallimard, 2007 ; La liberté d’offenserLe sexe, l’art et la morale, La Musardine, 2007, et, à paraître en fin d’année, Les concepts de l’éthique (avec Christine Tappolet), Hermann, 2008. 


24/06

Catherine Deschamps
(ULB, Laboratoire d’Anthropologie sociale (EHESS/CNRS/Collège de France))

« De la bisexualité à la prostitution : comment travailler sur la sexualité en sciences sociales ? »

Deschamps

 

Résumé

La bisexualité, ça n'existe pas !", entend-on régulièrement lorsqu'on questionne la bisexualité. A l'inverse, travailler sur la prostitution de rue suppose d'appréhender les dimensions "spectaculaires" du sujet. Bisexualité et prostitution, en miroir, renvoient à des interrogations sur ce que fait la visibilité sur les usages et les représentations des acteurs et des actrices. Entre risques de fascination, de rejet ou d'aveuglement, cette visibilité, ou son revers, crée aussi des effets de sidération sur les chercheur-es : une réflexivité minimum s'impose. A partir de la bisexualité et de la prostitution, deux thématiques apparemment très différentes, cette présentation, entre contenu et méthodologie, propose d'interroger ce qu'il est possible de voir, d'appréhender et de recueillir selon les groupe ou les pratiques qui retiennent l'attention des sociologues et des ethnologues qui travaillent aujourd'hui sur la sexualité. Bisexualité et prostitution sont donc ici autant des prétextes que des moteurs de la réflexion. Elles sont en quelque sorte des lieux de pratiques spécifiques, en même temps que des promontoires d'observation des limites scientifiques.

 

Bio/Bibliographie

Catherine Deschamps (cathdes@club-internet.fr) est docteure en anthropologie sociale. Elle est chercheuse associée au Laboratoire d'Anthropologie Sociale (EHESS-Paris, CNRS, Collège de France), et rattachée au groupe de recherche "Genre, normes, sexualités" de l'Université Libre de Bruxelles. Elle enseigne par ailleurs la sociologie urbaine à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Paris-Val-de-Seine. Depuis plus d'une dizaine d'années, ses thèmes de recherche portent essentiellement sur la bisexualité, le sida et la prostitution de rue. Outre de nombreux articles, elle a écrit deux livres sur ces sujets : Le miroir bisexuel. Socio-anthropologie de l'invisible, Paris, Editions Balland, 2002 ; et Le sexe et l'argent des trottoirs, Paris, Hachette Littératures, 2006.


07/05

En collaboration avec le Centre d’Anthropologie culturelle (ULB)

Chia Longman
(Universiteit Gent)

« The Anthropology of Gender in a Global Shtetl »

Longman

 

Résumé

In this lecture I will present my research on the politics of religious and gender identity among women of the Orthodox Jewish community in Antwerp, Belgium. I will compare two case studies, that on the religious agency of middle- to senior-aged charedi (or strictly Orthodox women) and a group of women from more diverse Orthodox backgrounds and ages who either work or study outside the boundaries of their community and therefore must negotiate between the 'secular' and 'religious' spaces of higher education, work and home. Both case studies are discussed in relation to contemporary feminist and anthropological theory on the position of women in religious fundamentalist and traditionalist communities.

 

Bio/bibliographie

Chia Longman (°1972) is Postdoctoral Fellow of the Research Foundation-Flanders and affiliated with the Centre for Intercultural Communication and Interaction at Ghent University, Belgium, where she also lectures in gender and anthropology. Her research interests include feminism and multiculturalism in Europe and identity politics among women in religious traditionalist minorities, including Orthodox Jewish and Muslim women. She has co-edited two books, written articles for various Dutch and international books and journals, and is editor of the Dutch Journal for Gender Studies.


24/04

En collaboration avec le Centre d’Anthropologie culturelle (ULB)

Don Kulick
(New York University)

"Animal Erotics"

Kulick

Résumé

Currently in the natural sciences like evolutionary biology, physical anthropology and neurology, there are intense debates about the nature, purpose and evolution of the female orgasm. Since women don't have to orgasm in order to conceive, why did evolution select for orgasm? In trying to account for female orgasmic potential, scientists debate the status of animal orgasm and how it changed and evolved into human orgasm. These debates involve scientists making claims about the animal sexual pleasure.
What is the cultural context in which scientists like these feel themselves able to discuss animal sexual pleasure and evaluate it? How is animal sexual pleasure represented more generally in society? This talk will examine three genres that depict the erotic lives of animals: nature films, the literature on theriogenology or animal reproduction, and pornography. Animal erotics is also discussed in relation to the burgeoning philosophical literature on the human-animal divide.
How might a discussion of animal erotics illuminate the ethical visions of philosophers who write about animals?

 

Bio/Bibliographie

Don Kulick is a Professor of Anthropology at New York University. Former chair of the Department of Anthropology at Stockholm University, he is currently the Director of the Center for the Study of Gender and Sexuality (CSGS) at NYU. He has conducted ethnographic research in Papua New Guinea, Brazil, Italy, and Sweden. From the rural New Guinean rainforest to an urban Brazilian favela, to the liberal Swedish welfare state, he has two primary areas of theoretical expertise: the study of gender and sexuality and linguistic anthropology. His publications address topics such as prostitution, pornography, queer theory, discourses of sexuality and the European Union, reflexive epistemology of gender, the anthropology of fat, the anthropology of desire and the unconscious as well as language socialization of children, language death, the anthropology of literacy and indigenous forms of Christianity. His books include "Language Shift and Cultural Reproduction: Socialization, Self, and Syncretism in a Papua New Guinean Village" (1992), "Taboo: Sex, Identity, and Erotic Subjectivity in Anthropological Fieldwork" (1995, with Margaret Willson), "Travesti: Sex, Gender, and Culture Among Brazilian Transgendered Prostitutes" (1998), "Language and Sexuality" (2003, with Deborah Cameron), "Fat: The Anthropology of an Obsession" (2005, with Anne Meneley) and "The Language and Sexuality Reader" (2006, with Deborah Cameron).


08/04

Joseph Lévy
(Université du Québec à Montreal) 

« Les usages sociosexuels d’Internet au Québec »

 Levy

 

Résumé

Dans la dernière décennie, l’usage d’Internet s’est rapidement diffusé à l’échelle planétaire et l’industrie sexuelle a contribué au succès de cette technologie en proposant des services organisés autour des rencontres en ligne et du cybersexe. Dans le milieu québécois, la question des usages sociosexuels d'Internet et de leurs répercussions a suscité des recherches de type ethnographique, qualitatif et quantitatif, en particulier dans le milieu gai. Nous en dégagerons les principales dimensions, en insistant particulièrement sur les avantages et les limites méthodologiques des recherches sur ce medium.

 

Bio/Bibliographie

Joseph J. Lévy est anthropologue et professeur au département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal. Membre de l’équipe Sexualité, vulnérabilités et Résilience, Il s’intéresse aux enjeux entourant la prévention des ITS et du VIH/sida et ses projets de recherche portent sur les usages sociosexuels d’Internet dans la population gaie et le vécu des personnes vivant avec le VIH/sida (femmes et adolescents) et à l’anthropologie du médicament.
Il a publié plusieurs articles et livres dans ces domaines dont :
Médico, D., Lévy, J.J. et Otis, J. (2007). « Risques et sentiments parmi des bisexuelles de Montréal: transmission et prévention du VIH/sida ».Revue des sciences sociales, vol. 37, p.112-116.
ENGLER, K., FRIGAULT, L.-R., LÉVY, J.J. et LÉOBON, A. (2006).
« Speed Bumps on the Sexual Superhighway: Gay Men’s Perceived Repercussions of Connecting in Cyberspace».  Journal of Gay & Lesbian Social Services, vol. 18, no 2, p.3-37.
R. FERNET, M., LÉVY, J.J., LACOMBE, E., OTIS, J.  
et G.TROTTIER (2003). «Stratégies de prévention des risques face aux MTS/sida : le discours des jeunes». Intervention, 118, 58-67.
LÉVY, J. PIERRET et G. TROTTIER (sous la direction de) (2004).  Les traitements antirétroviraux : expériences et défis. Sainte-Foy : Presses de l’Université du Québec.
ROBILLARD, C., LÉVY, J.J., FRIGAULT, L.-R., DÉLICE, Y. (2004). Sexualité et prévention. Les jeunes d’origine haïtienne. Montréal : Éditions Saint Martin.
FORTIN, C., LÉVY, J.J. et V. PROVOST  (2003). Mourir à trop aimer. Sexualité, VIH/sida et prévention dans l’imaginaire des jeunes  Québécois. Québec: Presses de l’université Laval. Godin, G., Lévy, J.J., Trottier, G. et Gagnon, H. (2002). Vulnérabilités et prévention VIH/sida: enjeux contemporains. Québec: Presses de l'université Laval.


17/03

José Ignacio Pichardo Galán
(Universidad Autonoma de Madrid)

« Préférences sexuelles et nouveaux modèles de famille en Espagne »

 Pichardo

 

Résumé

La légalisation du mariage homosexuel en Espagne s’inscrit dans les changements en termes de famille et de sexualité vécus par la société espagnole au cours des dernières décennies. A partir de l’analyse de quelques éléments significatifs qui définissent les relations familiales et les différencient d’autres relations sociales, cet exposé analysera les transformations apportées par les personnes homosexuelles. Ainsi, ne seront pas uniquement étudiés la maternité et la paternité, mais aussi la sexualité, la vie commune ou encore la division sexuelle du travail. Ce travail repose sur l’analyse de textes légaux, l’observation participante et des entretiens approfondis avec des hommes et des femmes qui entretiennent des relations socioaffectives avec des personnes du même sexe. Il révèle que la conception de la famille et la parenté parmi les personnes homosexuelles diffèrent dans chaque contexte culturel et que, dans une société familialiste comme l’Espagne, la famille se maintient comme référent pertinent pour l’organisation de la vie quotidienne.

 

Bio/Bibliographie

José Ignacio Pichardo Galán est licencié en anthropologie sociale et culturelle et en sciences de l’information (publicité et relations publiques). Il est membre de l’Instituto Universitario de Estudios de la Mujer de l’Universidad Autónoma de Madrid, au sein duquel il a réalisé une recherche sur les lesbiennes et les droits humains. Il a dirigé plusieurs études sur l’homophobie en contexte scolaire, réalisées en collaboration entre l’Universidad Autónoma de Madrid et la FELGTB (la Federación Española de Lesbianas, Gays, Transexuales y Bisexuales). Début mars, il soutiendra sa thèse de doctorat en anthropologie sociale, intitulée « Préférences sexuelles et nouveaux modèles de famille », dans laquelle il analyse comment les pratiques, les stratégies et les demandes des femmes et des hommes maintenant des relations homosexuelles transforment les conceptions de la parenté.


13/03

En collaboration avec le U.S. Fulbright Senior Specialists Program

Henry Abelove
(Wesleyan University)

« Gay Liberation Reconsidered »

Abelove

 

Résumé

Much of the historiography on the beginnings of Gay Liberation in the USA focuses on the Stonewall Riot of 1969. This focus is misleading and reductive. It tends to produce a diminished view of Gay Liberation, as concerned with little more than ‘fighting back’ and ‘coming out.’ But Gay Liberation, in its first years in the USA -- say, from the sixties to the mid-seventies – was a social movement that quickly became above all an intellectual and cultural force. It generated and nourished new ideas, including new political ideas, and new values and new art. My purpose in this paper is to draw attention, at least in a preliminary way, to some of what was new and significant culturally and intellectually in early Gay Liberation in the USA. I will concentrate on the liberationalists’ understanding of the nation-state, of the concept of freedom, of colonialism, and of the institution of the family.

 

Bio/Bibliographie

Henry Abelove was educated at Harvard College and at Yale University, where he took his PhD in 1978. He has taught History at Yale University, Wesleyan University, Brown University, and Trinity College; English literature, at Wesleyan University, the University of Alberta, and Princeton University; and American Studies, at New York University and Trinity College. He presently serves as Willbur Fisk Osborne Professor of English Literature at Wesleyan University.
Abelove has authored two books – The Evangelist of Desire: John Wesley and the Methodists (Stanford University Press, 1990) and Deep Gossip (University of Minnesota Press, 2003) – and he has co-edited two others – Visions of History (Pantheon, 1983) and The Lesbian and Gay Studies Reader (Routledge, 1993). He has published articles and essays in various journals, including The Yale Journal of CriticismThe Huntington Library QuarterlyDissentThe Radical History ReviewThe William and Mary Quarterly, and The Harvard Theological Review. He has given invited public lectures at more than thirty colleges and universities, and he has presented papers at many scholarly conferences. He has served on the editorial board of the Wesleyan University Press and of three journals -- Eighteenth-Century StudiesGenders, and The Journal of Homosexuality. He has also served as Chair of the Committee on Lesbian and Gay History, an affiliate of the American Historical Association. He has been a Visiting Fellow at the Center for European Studies at Harvard University, the John Carter Brown Library, the Humanities Center of the University of Utah, and the Humanities Research Centre of the Australian National University.
Abelove has won Wesleyan University’s Award for Excellence in Teaching, and he has also been appointed to the Stanley Kelly, Jr. Visiting Professorship for Distinguished Teaching at Princeton University. He focuses his teaching on eighteenth-century English literature and culture, the American transcendentalists, and queer theory.
Abelove is now at work on a book – contracted to Stanford University Press – on the philosopher George Berkeley and colonialism. He also is planning a book on gay liberation and its cultural expressions.


11/02

Catherine Jacques
(Université libre de Bruxelles)

« La famille. Protection ou aliénation des femmes. Les positions des féministes belges (1918-1968) »

Jacques

 

Résumé

Les féministes se sont très tôt heurtées à la notion de famille qui, comme plus petite unité du corps social, reproduit en condensé l’ensemble des inégalités sexuées qui traversent la société.
Néanmoins, ces féministes, issues bien souvent de la bourgeoisie, éprouvent de nombreuses difficultés à remettre en cause cette organisation sociale. D’emblée, les premières féministes constatent que le Code civil instaure un modèle familiale basé sur la soumission et aliénation de la femme à son mari et elles n’auront de cesse d’en réclamer la modification.

A la lueur d’une analyse chronologique, des paliers apparaissent dans les critiques du Code civil émises par les féministes dont se dégagent très clairement leur conception de la « bonne » égalité hommes/femmes. A chaque étape de remise en cause du Code civil correspond également une vision très nette des rôles normatifs auxquels hommes et femmes sont assignés au sein de la société.

Parallèlement à cette analyse du discours, les réformes du Code civil (principalement celles relatives à la puissance maritale) sont examinées ainsi que les réactions positives ou négatives dans la presse, comme autant de marqueurs de la longue « résistance » d’une société dans son processus de démocratisation en matière d’égalité entre les sexes.

 

Bio/Bibliographie

Catherine Jacques (16/07/1969), historienne, chercheuse à l’Université libre de Bruxelles (1992-1994), archiviste au Centre d’archives pour l’histoire des femmes (1995 à 2001) et assistante à l’ULB (depuis 2001). Docteure en histoire de l’université d’Angers et de l’ULB (2007).La thèse de doctorat porte sur « Les féministes et le changement social en Belgique (1918-1968). Programmes, stratégies et réseaux. » .
Est co-auteure d’un Répertoire d’archives 1830-1993 des sources pour l’histoire du féminisme en Belgique (1993), d’un Répertoire des périodiques féminins et féministes en Belgique 1830-1994, ( 1995), d’une étude sur l’accès des femmes à la citoyenneté communale (1995) ainsi que du livre Des Femmes qui changent le monde. Histoire du Conseil international des femmes, paru tout récemment chez Racines (2005). Elle a co-dirigé Le Siècle des féminismes, publié aux éditions de l’Atelier en 2004 ainsi que le Dictionnaire des femmes belges paru aux éditions Racine en 2006.
Ses dernières publications portent sur les relations entretenues par le mouvement féministe belge et le Congo belge, ainsi que sur l’impact des associations féministes internationales dans l’élaboration de normes en matière d’égalité entre les sexes auprès des instances internationales.


28/01

Jordi Petit 

(ancien  secrétaire général de l’ILGA,  président honoraire de la Coordinadora  ai-Lesbiana de Catalunya)

« Lesbiennes et gays en Espagne, de la prison à l'hôtel de ville »

Petit

 

Résumé

En 2005, l’Espagne a rejoint le groupe restreint des pays qui ont ouvert le mariage civil aux unions de même sexe. Cette nouvelle a surpris plus d’un-e, tant ce pays était considéré comme très catholique et conservateur en matière de mœurs. Acteur et observateur privilégié, Jordi Petit retracera l’histoire de cette évolution. Il reviendra ainsi sur trente ans d’histoire du mouvement LGBT et de la société espagnols et exposera les facteurs qui ont permis ces changements, notamment la délégitimation de l’Eglise catholique suite à sa participation au franquisme, l’attrait et la sympathie pour l’interdit après la dictature, la perméabilité des médias et la gestion de la crise du sida.

 

Bio/Bibliographie

Militant antifranquiste plusieurs fois emprisonné sous la dictature, Jordi Petit a accompagné le mouvement gay et lesbien espagnol depuis ses débuts. Il a milité entre 1977 et 1986 au sein du Front d’Alliberament Gai de Catalunya (FAGC), avant de fonder la Coordinadora d’Iniciatives Gais (CIG)/Coordinadora Gai-Lesbiana de Catalunya, dont il est aujourd’hui président d’honneur. De 1995 à 1999, il a été secrétaire général de l’International Gay and Lesbian Association (ILGA). Il travaille aujourd’hui à la Mairie de Sabadell, près de Barcelone. Il a reçu plusieurs décorations, dont la médaille d’honneur de la Ville de Barcelone en 2003.
Jordi Petit a été le correspondant de Gay Pied pour l’Espagne durant toute l’histoire de ce magazine. Il a publié plusieurs articles dans des ouvrages collectifs et des revues, ainsi que les ouvrages :

  • 25 años más. Una perspectiva sobre el pasado, el presente y futuro del movimiento de gays, lesbianas, bisexuales y transexuales. Barcelona: Icaria. 2003.
  • Vidas del arco iris. Historias del ambiente. Barcelona: De Bolsillo. 2004.